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Cultiver
 
 
 
 

Grandes cultures

 

Une palette des cultures variée

La Haute-Garonne est un département producteur de matières premières. Ainsi, les grandes cultures servent avant tout à l’alimentation humaine et animale et un peu au non alimentaire : semences, biocarburants, etc. L’absence de sites de transformation locaux conséquents positionne ces productions en volume d’appoint pour des marchés plus importants, français, espagnols, italiens ou nord-africains. Pourtant, le département compte en aval des coopératives bien structurées (La Toulousaine de Céréales, Coopéval, GCO, UAC, etc.) et quelques usines de transformation (alimentation animale : UAC à Anan ou alimentation humaine : les Grands Moulins de Paris et Gerblé à Revel). Revue de détails…

Le blé dur en tête

Le Sud-Ouest et plus précisément, le Lauragais, représente la zone de production traditionnelle du blé dur avec près de 20 % de la production nationale et des rendements d’environ 50 quintaux/ha. Le blé dur est vendu sur le marché français et surtout exporté vers l’Espagne et l’Italie pour les pâtes et vers le Maghreb pour la semoule. Le blé tendre du Sud-Ouest, de très grande qualité est orienté vers les marchés de la meunerie ou destiné à la Catalogne et l’Aragon pour l’alimentation des porcs et des poulets.

Tous les maïs sont en Haute-Garonne

Plante phare de notre région, le maïs reste présent sur tout le département, en irrigué sur les trois quarts de la Haute-Garonne, en sec sur le Piémont Pyrénéen. Récolté tôt en ensilage, ce dernier constitue un excellent fourrage pour les animaux. Le maïs grain est quant à lui séché dans les coopératives du département puis acheminé dans des usines pour être transformé en alimentation animale. Enfin, le maïs semences pousse dans les vallées du Tarn, la région de Grenade et le Volvestre pour être vendus à plusieurs établissements de semences présents sur le département. Autre débouché plus récent pour le maïs, le pop-corn, destiné aux salles obscures…Depuis quelques années on voit se développer cette culture bien spécifique dans notre département, avec un noyau de producteurs sur Auterive, Lavelanet de Comminges et une usine de transformation dans le Gers. A noter qu’une production de maïs OGM, tracée et sous contrat existe dans notre département. Elle reste marginale et extrêmement encadrée par l’Administration.

Des moteurs verts

Les biocarburants sont des combustibles utilisables dans les moteurs à explosion, issus de la transformation des sucres ou des huiles d’origine végétale. Deux types de carburant dérivent de ces sources : l’éthanol (betterave, blé, maïs) destiné au moteur à essence et le biodiesel (huile de colza ou de tournesol) dédié aux moteurs diesels.

La France a fixé des taux d’incorporation de biocarburants de 5,75% en 2008 et de 7% en 2010. Elle devrait donc produire plus de 3 millions de tonnes de biocarburants d’ici 2 ans. Le Grand-Sud est depuis longtemps engagé dans cette bataille. La plus ancienne unité de fabrication de Diester à partir d’oléagineux se trouve à Boussens en Haute-Garonne. A Lacq (64) a été posé en mai dernier, la première pierre de l’usine bioéthanol qui ouvrira en 2007. Par ailleurs deux nouvelles usines d’estérification produisent sous la marque « Diester » : l’usine de Sète et bientôt celle de Bassens en Gironde, soit environ 300.000 hectares d’oléagineux transformés.

En Haute-Garonne, les agriculteurs ont saisi la balle au bond avec l’aide de leurs coopératives. Des contrats spécifiques d’aides aux cultures énergétiques ont été mis en oeuvre depuis 2 ans pour encourager la culture du colza énergétique destiné au marché national. Les surfaces de colza connaissent depuis lors une croissance exponentielle dans notre département (7.000 hectares lors de la récolte 2006). En revanche, peu d’agriculteurs ont souscrit d’engagements sur le tournesol énergétique mais là aussi, la situation devrait rapidement évoluer.

 
 

 

Agriculture biologique

 

Une agriculture biologique encore timide

Le département compte 120 agriculteurs en production biologique, soit moins de 2% des exploitations du département. Toutefois, leur nombre a été multiplié par deux entre 1998 et 2003 avec plus de 40 conversions en agriculture biologique par CTE (contrats territoriaux d’exploitation). On retrouve principalement ces productions en grandes cultures, en maraîchage avec les fruits et légumes frais, les légumes secs ainsi qu’en bovins viande où les éleveurs bio commercialisent la viande essentiellement en vente directe.

Ainsi, depuis janvier 2006, une boucherie 100 % bio a vu le jour à Blagnac, aux portes de Toulouse. Elle rassemble 10 producteurs du bassin Sud de la Garonne et un boucher. Cette boucherie, qui connaît un succès grandissant, s’appuie sur un cahier des charges et des critères précis de qualité : le respect du terroir, la promotion et la valorisation des produits bio issus de l’exploitation des éleveurs. Aujourd’hui, une vingtaine de conversions est en cours par le biais de CAD (Contrats d’Agriculture Durable) qui remplacent les CTE depuis 2004.

 
 

 

Vignoble

 

L’AOC Fronton : une reconnaissance méritée

Situé aux portes de Toulouse, le vignoble de Fronton s’étend sur 2.400 hectares sur les départements de la Haute-Garonne et du Tarn-et-Garonne. 171 exploitations cultivent des vignes d’Appellation Fronton et ce sont 51 entreprises qui vinifient et commercialisent les vins : 3 caves coopératives, dont celle de Fronton, et 48 chais particuliers. La production de vin d’AOC Fronton a triplé en 30 ans, depuis la reconnaissance du Terroir du Frontonnais comme Appellation d’Origine Contrôlée en 1975 pour atteindre aujourd’hui les 14 millions de bouteilles. Une évolution liée à la reconversion d’un vignoble de Vins de Pays et de Table en Vins AOC qui s’est traduite par un renouvellement des cépages et une évolution des méthodes culturales et de vinification.

La Négrette offre aux vins de Fronton leur caractère unique. Ce cépage considéré comme une exclusivité mondiale produit un vin aromatique et structuré aux senteurs de violette, de fruits rouges et de réglisse. Les vins de Fronton gagnent sans cesse du terrain au plan national et même à l’exportation : 15% de la production est désormais vendue à l’étranger, principalement en Europe mais aussi en Amérique du Nord.

 
 

 

Maraîchage / Horticulture

 

Des cultures traditionnelles en perte de vitesse

Le maraîchage et l’horticulture font vivre 450 exploitations en Haute-Garonne, en majorité familiale, dont les trois quarts aux portes de Toulouse et dans le Nord- Toulousain. Légumes, plantes en pots, fleurs coupées, plantes à massif ou encore pépinières ornementales composent une gamme de 42 espèces et dégagent un produit de 56 millions d’euros.

Les producteurs maraîchers fournissent quotidiennement les détaillants, les marchés forains et les grossistes, notamment au travers du marché d’intérêt national et les grandes surfaces. Quant aux horticulteurs et pépiniéristes, ils approvisionnent le marché local avec, comme principaux circuits de commercialisation, la vente directe et la distribution spécialisée aux jardineries et fleuristes via le marché de gros Occitaflor.

La plupart des cultures maraîchères et horticoles se concentre dans l’Agglomération toulousaine et vit sous la menace de l’urbanisation galopante. Aussi, quelques maraîchers ont-ils décidé de jouer davantage encore la carte de la qualité et de la proximité en adhérant à la charte « Tradition maraîchère ». Soumis à des contrôles stricts et réguliers, ils proposent un légume de qualité en associant tradition, saveur et fraîcheur.

 
 

 
Boîte à docs
  • 2 catégories de grandes cultures

    Les cultures d’hiver (semis du 15 août à fin janvier) : le colza, le blé tendre et blé dur, l’orge, le triticale, le pois, la féverole, le lupin, etc.

    Les cultures d’été (semis aux alentours du 15 mars-15 avril et jusqu’au 20 mai) : le tournesol, le soja, le maïs, le sorgho, etc.

  • Regain d’intérêt
    Cultures d’une autre époque, cultures marginales, le carthame (huile) et le chanvre (isolation et literie) connaissent auprès de certaines coopératives et agriculteurs haut-garonnais un certain renouveau.
 
 
 
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