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Les agriculteurs
 
 
 
 

Exploitations agricoles

 

Le nombre d’exploitation diminue et leur structure évolue

Le département est passé de 20.000 exploitations en 1970 à 6.760 en 2005. Cette disparition des exploitations concerne essentiellement les petites exploitations. Dans le même temps, leur surface agricole moyenne a augmenté de plus de 50 % entre 1970 et 2005 pour atteindre les 54 hectares. Les structures les plus grandes sont situées dans les Coteaux du Gers et du Lauragais. L’extrême sud accueille essentiellement des structures plus modestes. Quant à la ceinture toulousaine, elle a perdu la moitié de ses exploitations.

Ces phénomènes s’expliquent par l’abandon de l’activité agricole ou par le regroupement au sein de formes sociétaires de plus en plus courant. Ce sont les EARL (Exploitation Agricole à Responsabilité Limitée) qui connaissent l’évolution la plus spectaculaire notamment dans les structures de type grandes cultures. On en dénombrait 5 en 1988, elles sont près de 500 aujourd’hui. Le nombre de GAEC (Groupement Agricole d’Exploitation en Commun) progresse lui de près de 20 % depuis 1988. On les retrouve principalement dans les structures liées à l’élevage.

Vers une spécialisation de la production

Sur la période 1988-2000, les systèmes de production ont subi les effets de la réforme de la PAC et l’influence du montant des aides par production. On voit alors apparaître une forte spécialisation en grandes cultures. En 2000, 20 % des exploitations étaient orientées vers ce système de production contre 14 % en 1979. On note également une augmentation des exploitations à orientation bovinsviande, ceci au détriment, notamment, des structures associant les grandes cultures aux élevages d’herbivores. Les exploitations laitières, qui représente désormais moins de 3% des exploitations contre 10% en 1979, ont toutefois maintenu leur volume de production.

 
 

 

Installation

 

Un rajeunissement marqué, mais paradoxalement moins de jeunes

Entre 1993 et 2005, le nombre de chefs d’exploitation haut-garonnais est passé de 10.000 à 8.000. Parmi eux, 25 % sont des femmes. Autre caractéristique, on note une proportion plus importante d’agriculteurs âgés qu’au niveau national : 55 % ont plus de 50 ans contre 36 % au niveau national. Si en Midi-Pyrénées comme en France, une exploitation sur quatre est dirigée ou co-dirigée par un agriculteur de moins de 40 ans, la Haute-Garonne se singularise par la relative rareté de ses jeunes exploitants (17%).

Toutefois, dans les exploitations professionnelles, la population agricole est plus jeune : seulement 37 % des agriculteurs ont plus de 50 ans. Depuis quelques années, les fortes incitations au départ en retraite des chefs d’exploitation et l’abaissement de l’âge de la retraite ont contribué à la chute de moitié de l’effectif 60-65 ans.

1 installation pour 3 départs

Installer des jeunes permet de maintenir le plus grand nombre d’agriculteurs sur les territoires en favorisant la reprise et la création de nouvelles exploitations avec des activités innovantes. C’est aussi une façon de favoriser la reprise dans le cadre familial et la transmission des exploitations sans successeurs familiaux. 45 % des Jeunes Agriculteurs haut-garonnais se sont ainsi installés hors cadre familial. Mais plus de la moitié des exploitants professionnels de plus de 50 ans ne savent toujours pas s’ils auront un successeur ou un repreneur. En attendant, le taux de renouvellement des exploitants est encore faible avec une installation pour trois départs.

 
 

 

Femmes

 

Les femmes en agriculture... un avenir encourageant

Parmi les chefs d’exploitation haut-garonnais, 25 % sont des femmes. Cette tendance, qui s’est amplifiée depuis 1988, provient pour une bonne part de la reprise juridique de l’exploitation par l’épouse après l’attribution de la retraite à l’exploitant. Les femmes cultivent le plus souvent de petites unités et leur SAU moyenne est de 30 hectares.

A côté des femmes chefs d’exploitation on retrouve les salariées permanentes et les conjointes travaillant sur l’exploitation qui ne sont plus que 14 % en 2000 alors qu’en 1988, 21 % d’entre elles participaient aux travaux agricole. Une baisse due au fait qu’elles occupent plus souvent qu’auparavant un emploi en dehors de l’exploitation.

 
 

 

Emploi

 

Un nouveau créneau pour l’emploi salarié

Les exploitations ont longtemps fonctionné presque exclusivement « en famille ». Seulement, comme le souligne Michel Blanc, Directeur de recherche à l’INRA Toulouse : « aujourd’hui les conjoints d’agriculteurs travaillent de plus en plus à l’extérieur, les enfants ont tendance à moins reprendre les exploitations et les personnes non issues du milieu agricole rencontrent des difficultés pour s’installer ». Ainsi, le travail salarié se substitue progressivement à celui des conjoints et autres 8.800 actifs familiaux haut-garonnais. En effet, la population familiale s’est réduite de plus d’un tiers depuis 1988.

En 2003, 5.349 salariés travaillaient dans les exploitations agricoles haut-garonnaises, 27 % d’entre eux exercaient un emploi permanent, plus de la moitié avait moins de 25 ans et 37 % étaient des femmes. A l’avenir, le nombre d’exploitations et le nombre d’actifs agricoles pourraient se stabiliser, mais avec des structures profondément renouvelées qui feraient la part belle à l’emploi salarié… et féminin.

 
 

 

Organisation du travail

 

Des solutions pour améliorer les conditions de travail

Aujourd’hui, les agriculteurs comme toutes les catégories socio-professionnelles, cherchent à concilier projet professionnel et meilleure qualité de vie. L’amélioration des conditions de travail peut passer par la mise en commun des ressources humaines et matérielles. Des expériences ont déjà fait leurs preuves comme les GAEC (association d’agriculteurs pour travailler à plusieurs sur une exploitation) les CUMA (regroupements d’agriculteurs pour acheter du matériel agricole en commun) ou encore les GE (Groupements d’employeurs).

A noter que dans le domaine des grandes cultures, l’activité de production requiert aujourd’hui en Haute-Garonne 3 fois moins de temps de travail qu’en 1970. Ce n’est évidemment pas le cas dans les exploitations d’élevage et encore moins d’élevage laitier particulièrement exigeantes en main d’oeuvre et temps de travail et souvent en décalage avec les nouvelles règles de vie du reste de la société.

Entre pluriactivité et diversification

Le recours à des activités extérieures (pluriactivité) est un phénomène de plus en plus fréquent en agriculture, d’une part pour compenser la faiblesse du revenu agricole et d’autre part pour contribuer au financement de l’exploitation. Cette dimension « multifonctionnelle  » de l’agriculture se traduit également par la diversification des activités au sein de l’exploitation agricole (agrotourisme, vente directe, etc.).

 
 

 
Boîte à docs
  • Un revenu agricole parmi les plus bas de France
    Chaque actif agricole haut-garonnais générait en 2004 un résultat agricole moyen de 12.973 €, ce qui situe la Haute-Garonne au 72ème rang national sur 93 départements, loin derrière le Gers en 34ème position.
  • Une agriculture très dépendante des aides aux cultures et à l’élevage
    Depuis la mise en place des aides aux cultures dans le cadre de la PAC, la Haute-Garonne fait partie des départements qui en sont le plus dépendants. Ainsi, en 2004, le total des aides PAC versé aux agriculteurs haut-garonnais s’est révélé supérieur au revenu global de la Ferme haut-garonnaise.
 
 
 
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